Mon enfant pleure tout le temps, que faire ?

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Comprendre les pleurs post-kafala entre normalité, blessures invisibles et besoins fondamentaux

« Il pleure sans arrêt. Pour un rien. Quand je m’éloigne. Quand je dis non. Parfois même sans raison. Je suis perdue. »

Beaucoup de parents kafils traversent cette phase. Et derrière ces pleurs qui semblent incessants, il y a des signaux puissants que l’enfant nous envoie. Des appels à la sécurité, au lien, au repère.

Quand on accueille un enfant par kafala judiciaire, ses pleurs ne sont jamais “banals”. Ils ne sont pas à comparer à ceux d’un enfant né dans un cocon familial stable. Car le makfoul porte en lui une mémoire silencieuse : celle d’un abandon précoce, d’un environnement institutionnel, d’un changement brutal. Et tout cela peut ressurgir… par les larmes.

Distinguer les pleurs normaux… des signaux d’alerte

Il est essentiel de faire la différence entre :

  • Les pleurs développementaux normaux (les fameuses phases du « terrible two », frustrations normales liées à la croissance)
  • Et les pleurs qui traduisent un stress chronique, une insécurité affective, ou une détresse post-abandon

 Ce qui est fréquent (et rassurant) :

  • Bébé pleure avant de dormir : il décharge sa tension
  • L’enfant pleure lors de transitions (crèche, séparation, retour du parent)
  • Les colères ou “caprices” à 2-3 ans (construction de l’autonomie)

 Ce qui mérite attention :

  • Pleurs intenses à chaque séparation, même courte
  • Crises incontrôlables, fréquentes, sans déclencheur visible
  • Réactions disproportionnées à une frustration
  • Pleurs nocturnes sans réveil clair, ou hurlements paniqués
  • Agressivité ou repli en parallèle des pleurs

Dans ces cas, les pleurs ne sont pas une opposition. Ce sont des alarmes émotionnelles.

Pourquoi ces pleurs chez les enfants confiés par kafala ?

Un enfant confié par kafala judiciaire a, dès les premiers jours ou mois de sa vie :

  • été séparé de sa mère biologique (souvent sans contact),
  • vécu en institution ou orphelinat,
  • connu plusieurs figures de soins successives,
  • puis a été placé dans une nouvelle famille, nouveau lieu, nouvelle langue.

Ces expériences peuvent générer une insécurité affective primaire. Et tant que cette sécurité n’est pas reconstruite, l’enfant pleure pour ne pas être à nouveau oublié.

Les pleurs disent parfois :

  •  “Est-ce que tu vas revenir ?”
  • “Est-ce que je compte pour toi ?”
  •  “Est-ce que je peux te faire confiance ?”
  • “Pourquoi tu ne comprends pas ce que je ressens ?”

Accueillir les pleurs, sans se perdre

Accueillir un enfant makfoul, c’est souvent faire le deuil d’un imaginaire paisible. Il pleure, il s’accroche, il teste.

Et en même temps, il tisse. Il te cherche. Il veut vérifier que tu es là, même quand il pleure.

Ce qui peut aider :

  • Nommer les émotions : « Tu es triste, tu es perdu, c’est dur pour toi là. »
  • Contenir sans nier : « Je suis là, je comprends que tu ne sois pas bien. »
  • Offrir un cadre prévisible : rituels, cohérence, douceur
  • S’autoriser à demander de l’aide, à deux, en couple, ou auprès de professionnels

L’accompagnement Kafala & Co : pour ne pas rester seule face aux larmes

Chez Kafala & Co, nous avons accompagné des dizaines de familles confrontées à ces pleurs déstabilisants. Et nous savons que derrière cette question : « Que faire quand il pleure tout le temps ? » il y a souvent une maman fatiguée, un papa inquiet, une fratrie perdue.

Ce que nous proposons :

Une consultation individuelle (en visio ou en par téléphone) pour analyser la situation,

Une lecture émotionnelle et développementale des pleurs (phases du développement VS mémoire traumatique),

Des outils concrets adaptés à ton enfant, à son âge, et à son parcours,

Un accompagnement sur la durée si besoin, en lien avec nos expertes en parentalité, sommeil, thérapie familiale (Institut K).

Et quand faut-il consulter un psy ?

1) Si les pleurs durent dans le temps malgré un environnement stable

2) Si l’enfant semble bloqué dans une boucle d’insécurité (rejet, peur panique, troubles du comportement)

3) Si les pleurs te font perdre ton lien avec lui (irritation, rejet, distance)

Nous travaillons avec des thérapeutes formées aux réalités post-kafala, comme Leila, thérapeute familiale de l’Institut K, pour aider à mettre des mots… et panser les blessures invisibles.

Tu vis ces moments de pleurs intenses sans savoir comment réagir ? Tu veux un regard extérieur, sans jugement, mais avec expertise ?  Prends rendez-vous pour une consultation parentale post-kafala avec moi via Kafala & Co.

[Lien prise de RDV]

Tu peux aussi découvrir nos accompagnements avec psy ou rejoindre un atelier de soutien émotionnel via l’Institut K.

Et si ses pleurs étaient le début d’un dialogue ?

Un enfant qui pleure cherche un lien, pas une solution miracle. Il te dit, à sa manière : “Ne pars pas, même quand je suis difficile.”