L’idée de l’instituK
Pourquoi on a créé l’Institut K ?
Il y avait un vide. Un silence. Un tabou. Avec Sophie,membre fondateur de l’instituK, adoptée, psychologue et consultante santé mentale, on a senti ce manque-là : celui d’une parole collective, d’un espace où les makfûls, les familles kafils, les professionnels, les adoptés, puissent se retrouver, se raconter, construire ensemble. Un lieu où on ne fait pas “comme si” tout allait bien. Un lieu où on regarde les failles en face, pour en faire des fondations.
Ce qu’on voulait
Un lieu de reconnaissance. De respect. De transmission pour comprendre. Pas pour critiquer, mais pour proposer.
L’Institut K, c’est ça : une réponse à une urgence profonde et longtemps ignorée. L’ambition, elle est claire : changer les règles du jeu. On ne veut plus d’un système qui survole les trajectoires des enfants, qui valide des parcours sur des intuitions, qui exclut les voix concernées. On veut remettre l’expertise humaine au centre. Créer des ponts entre terrain, institutions et familles. L’Institut K, ce n’est pas un think tank froid. C’est un cœur qui pense.
Un espace de débat, de propositions, d’analyses. Une force de proposition pour des réformes concrètes : formations, référentiels, médiations, accompagnements. Et demain, pourquoi pas, un label éthique pour garantir des pratiques respectueuses.
Qu’est-ce qui ne va pas aujourd’hui ? Pourquoi c’est grave ?
Parce que des familles voient leurs dossiers refusés pour des raisons discriminatoires.
Parce que des enquêtes sociales sont biaisées, incomplètes, parfois destructrices. Parce qu’il y a un avant Kafala… mais trop peu d’après. Parce que certains enfants, après avoir été accueillis, sont placés à l’ASE. Ruptures, secrets, burn-out, non-dits… On parle de vies brisées, pas de statistiques.
Et surtout : parce qu’on invisibilise ceux qui savent. Les Kafils. Les adoptés. Les enfants eux-mêmes.
On les oublie, on les étiquette, on les fait taire parfois. Nous, on veut leur tendre le micro.
L’Institut K, c’est pour qui ?
Pour tous ceux qui, de près ou de loin, sont concernés par la Kafala :
Les candidats, les familles, les départements, les assistantes sociales, les avocats, les psychologues, les travailleurs sociaux, les associations, les institutions… Et surtout : les enfants makfûls. Et ceux qu’ils deviendront. L’Institut K, c’est une maison commune, un lieu d’alliance. Pas un entre-soi.
Comment on va faire ?
À travers des formations solides, des conférences engagées, des guides concrets, une cellule d’écoute, une plateforme de débat, des ressources téléchargeables, des recommandations institutionnelles… et surtout, une diffusion continue de la parole des concernés. Et on ne parle pas dans le vide. Chaque synthèse, chaque idée, sera rendue publique. On veut nourrir le débat public, outiller les professionnels, rassurer les familles. Peut-être à long terme, devenir une référence pour les institutions et un appui pour chaque famille engagée dans un projet de Kafala.
Ce qui nous rend uniques ? Nos experts.
À l’Institut K, On travaille avec des pros ancrés, concernés, spécialisés. Et surtout : engagés. Meriem et Lina, spécialistes de l’allaitement, accompagnent les mères Kafiles pour créer un lien d’attachement sécurisé et naturel. Saloua, consultante sommeil, travaille sur les troubles du sommeil chez l’enfant en contexte d’abandon , souvent liés à des angoisses de séparation.
Leïla, thérapeute sociale et familiale, facilite des médiations essentielles quand les non-dits explosent au sein des familles.
Maître Naït, avocat au barreau d’Alger et de Paris, éclaire les familles sur la complexité juridique des procédures binationales.
Sophie, psychologue et consultante en santé mentale, propose un accompagnement psychique sur le long terme, y compris en post-Kafala. Et surtout, il y a les Kafils et les adoptés du Maghreb.
Parce que leur vécu est une expertise. Et que ce serait une faute de l’ignorer. Ce que chacun de ces professionnels apporte, c’est une pièce du puzzle. Pour que l’enfant ne grandisse pas dans une vérité tronquée, mais dans un cadre soutenant et cohérent.
Et maintenant ?
On a besoin de vous. On a besoin de professionnels qui veulent nous rejoindre. De familles prêtes à témoigner. De Kafils qui veulent faire les choses autrement. De responsables institutionnels ouverts à la réforme. Parce qu’on ne construit pas une Kafala solide avec des protocoles figés.
On la construit avec de la conscience. De l’intelligence. Et du courage.
À écouter pour aller plus loin :
- Le podcast de Sophie sur son parcours kafala
- Le rapport du Défenseur des Droits : Discriminations podt-kafala prime & reconaissance
Et si vous faisiez partie de l’Institut K ?
Vous voulez former, proposer, témoigner, rejoindre une cause humaine, forte et juste ?
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